Une peur a d’abord une fonction utile : elle nous protège d’un danger. Quand elle devient phobie, elle se déclenche face à une situation qui ne présente pas de danger réel, ou avec une intensité sans rapport avec le risque. Le plus souvent, on le sait parfaitement, et le cœur s’emballe quand même.
Je suis Cécile Vacher, hypnothérapeute à Villemoisson-sur-Orge, en Essonne. Les phobies sont proches de ma spécialité, le stress et l’anxiété : une phobie est une forme d’anxiété très ciblée, qui s’allume face à un objet ou à une situation précise.
Peur ou phobie : quelle différence ?
Tout le monde a des peurs. On parle plutôt de phobie quand la peur est intense, qu’elle se déclenche à la simple idée de la situation, et qu’elle pousse à organiser sa vie pour l’éviter : refuser un voyage, monter dix étages à pied, ne plus prendre l’autoroute, repousser un rendez-vous chez le dentiste depuis des années.
L’évitement soulage sur le moment. À long terme, il entretient la peur, car chaque situation évitée confirme à votre esprit qu’il y avait bien un danger. Une phobie est une réaction apprise, et ce qui a été appris peut évoluer. C’est sur cette base que l’hypnose travaille.
Dans le corps, la réaction se ressemble souvent, quel que soit l’objet de la peur : cœur qui accélère, souffle court, mains moites, jambes qui flanchent, envie de fuir. Elle est désagréable, parfois très impressionnante, et c’est précisément elle que nous apprenons à apaiser.
Pour quelles phobies et quelles peurs l’hypnose peut-elle aider ?
La peur de l’avion
Les jours qui précèdent le départ, l’appréhension monte. À l’aéroport, chaque annonce inquiète, le décollage paraît interminable et la moindre turbulence ressemble à une alerte. Certaines personnes finissent par renoncer à des voyages, à des retrouvailles familiales ou à des projets professionnels.
La peur des animaux
Chiens, araignées, guêpes, oiseaux, serpents : la peur d’un animal peut gâcher une promenade au bord de l’Orge, un pique-nique ou une soirée chez des amis. Parfois, une simple photo suffit à déclencher la réaction.
La peur du vide
Un balcon en hauteur, un escalier ajouré, un belvédère, une échelle : le vertige vous saisit, les jambes deviennent molles et vous cherchez à vous agripper. Cette peur peut aussi compliquer certaines tâches professionnelles ou des vacances en montagne.
La peur de conduire
Après un accrochage, ou sans raison identifiée, la conduite devient une épreuve : l’autoroute, les voies rapides, les ponts ou les bouchons déclenchent l’angoisse. Quand beaucoup de trajets se font en voiture, comme souvent en Essonne, cette peur réduit vite votre liberté de mouvement.
La peur de la prise de parole
Présenter un projet en réunion, passer un oral, porter un toast à un mariage : la voix tremble, l’esprit se vide, le cœur cogne. Cette peur touche de près l’estime de soi, que j’aborde sur la page hypnose pour la confiance en soi. Pour un examen ou un concours, voir aussi la préparation mentale par l’hypnose.
La peur du dentiste
L’odeur du cabinet, le bruit de la fraise, la position allongée : pour certaines personnes, un simple détartrage devient une épreuve, et les rendez-vous sont repoussés pendant des années. L’hypnose peut vous aider à préparer le rendez-vous et à retrouver un peu de calme dans le fauteuil. Pensez aussi à parler de votre peur à votre dentiste, qui pourra adapter sa façon de faire.
D’autres peurs se travaillent de la même façon : les espaces fermés, la foule, les piqûres ou la vue du sang.
Comment l’hypnose travaille-t-elle la réaction de peur ?
Une phobie résiste aux arguments. Vous savez que l’avion est sûr ou que l’araignée est inoffensive, et votre corps réagit quand même. La réponse se joue à un niveau automatique, celui de l’inconscient, c’est-à-dire la partie de vous qui gère sans réfléchir les réflexes et les réactions apprises. L’hypnose ericksonienne que je pratique permet de travailler à ce niveau.
La transe hypnotique est un état naturel de concentration tournée vers l’intérieur, comme lorsqu’on est absorbé par un film. Vous restez conscient, vous entendez ma voix et vous pouvez interrompre l’exercice à tout moment. Le travail suit en général plusieurs étapes, que j’adapte à chaque personne.
D’abord, installer une ressource de calme
Avant d’approcher ce qui vous fait peur, nous construisons une ressource : le souvenir d’un lieu où vous vous sentez bien, une sensation de solidité dans le corps, une image apaisante. Je l’associe à un ancrage, c’est-à-dire un geste discret, comme presser le pouce contre l’index, qui permet de retrouver cet état quand vous en avez besoin. Cette ressource vous accompagne pendant tout le travail.
Ensuite, approcher la peur en imagination, pas à pas
Sous hypnose, nous approchons la situation redoutée progressivement, et uniquement en imagination. Pour l’avion, cela peut commencer par la réservation du billet, puis l’arrivée à l’aéroport, l’embarquement, le décollage, un passage de turbulences. À chaque étape, nous laissons au corps le temps de rester calme avant d’aller plus loin. Si l’émotion monte trop, nous revenons à la ressource.
C’est ce que l’on appelle une désensibilisation progressive : par petites touches, le corps apprend qu’il peut rester tranquille face à cette image. Je ne vous demande jamais d’affronter l’objet de votre peur pendant la séance. Tout se fait en imagination, à votre rythme.
Prendre de la distance avec un souvenir
Quand la phobie est liée à un événement précis, une morsure, une chute, un vol agité, il est possible de revoir la scène de loin, comme sur un écran de cinéma, avec le recul de l’adulte que vous êtes aujourd’hui. Ce procédé, issu de la PNL, à laquelle je suis formée, permet de revisiter un souvenir sans le revivre de l’intérieur.
Enfin, préparer la situation réelle
Nous préparons ensuite le moment réel : vous vous projetez dans le prochain vol, la prochaine réunion ou le prochain rendez-vous chez le dentiste, et vous vous voyez traverser la situation avec vos ressources. Vous pouvez repartir avec un exercice court, à utiliser discrètement le jour venu, dans une salle d’embarquement comme dans une salle d’attente.
Comment se passe l’accompagnement pour une phobie ?
Avant la première séance, si vous le souhaitez, nous pouvons échanger quelques minutes par téléphone sur votre peur, son ancienneté, et sur une éventuelle échéance à préparer : un vol, un examen, un rendez-vous.
La première séance dure environ 1 h 30, à mon cabinet de Villemoisson-sur-Orge ou en visio. Le temps d’échange permet de comprendre comment votre peur se déclenche, ce qui la renforce et ce que vous aimeriez pouvoir faire à nouveau. Vient ensuite le temps de pratique, sous hypnose ou avec des exercices sans transe si vous le préférez.
Pour une peur bien ciblée, quelques séances suffisent parfois. Une phobie ancienne, ou qui en entraîne d’autres, demande en général davantage de temps. Un accompagnement compte le plus souvent entre une et dix séances, espacées de 2 à 3 semaines en moyenne. Je vous donne une indication après la première séance, sans promesse de résultat. Le déroulement d’une séance d’hypnose est détaillé sur sa propre page.
Comment préparer une échéance : un vol, un oral, un rendez-vous ?
Si une date approche, prévoyez de commencer l’accompagnement quelques semaines avant. Avec des séances espacées de 2 à 3 semaines, cela laisse le temps de travailler la peur elle-même, puis de préparer le jour J. Une dernière séance peu avant l’échéance permet de revoir la ressource et l’exercice à utiliser sur place.
Le jour venu, vous pouvez vous appuyer sur l’ancrage, sur une respiration lente ou sur l’image travaillée en séance. Ce sont des outils simples, que personne ne remarque autour de vous.
Hypnose et suivi médical
L’hypnose vient en complément d’un suivi médical, elle ne le remplace pas. Si vos montées de peur s’accompagnent de palpitations, d’une douleur dans la poitrine ou d’un malaise, faites d’abord vérifier par votre médecin qu’il n’y a pas d’autre cause.
Si votre médecin vous a conseillé un médicament pour un vol ou pour des crises d’angoisse, continuez de suivre ses indications et ne modifiez rien sans son avis. Quand une peur est apparue après un événement très violent, un accident grave ou une agression, avec des cauchemars et des images qui reviennent, parlez-en aussi à votre médecin traitant : il pourra vous orienter vers le suivi adapté, que l’hypnose peut ensuite compléter. Il en va de même pour une peur si étendue qu’elle vous empêche de sortir de chez vous.
En cas de psychose ou de pathologie psychiatrique lourde, l’hypnose n’est pas adaptée.