Certaines habitudes commencent comme un plaisir ou un soulagement : un verre pour décompresser, un joint pour trouver le sommeil, un carré de chocolat après une journée difficile, une partie de jeu pour souffler. Avec le temps, elles peuvent devenir envahissantes, difficiles à contrôler, et finir par peser sur votre santé, votre sommeil, votre budget ou vos relations.
Je suis Cécile Vacher, hypnothérapeute à Villemoisson-sur-Orge, en Essonne. Formée à l’ARCHE en hypnose ericksonienne, puis en « hypnose et addictologie », j’accompagne les adultes comme les adolescents qui veulent reprendre la main sur une dépendance, qu’elle passe par un produit ou par un comportement.
Quand une habitude devient-elle une dépendance ?
Il n’existe pas de frontière nette, et je ne pose pas d’étiquette. Quelques signes reviennent pourtant souvent :
- vous avez décidé de réduire ou d’arrêter, et vous n’y arrivez pas ;
- l’envie arrive à heure fixe ou dans les mêmes situations, presque malgré vous ;
- vous y pensez beaucoup, avant, pendant et après ;
- vous continuez alors que cela vous coûte : fatigue, disputes, dettes, blessures, culpabilité ;
- vous passer de cette habitude, même une journée, vous rend irritable ou anxieux.
Derrière une dépendance, il y a souvent un besoin : se détendre, oublier, se récompenser, combler un vide, faire taire une angoisse. En hypnose, nous nous intéressons à ce besoin autant qu’au comportement lui-même. Tant que le besoin reste sans réponse, il cherche un autre chemin.
Quelles dépendances peut-on travailler en hypnose ?
Les dépendances à un produit
- L’alcool : le verre du soir devenu indispensable, la consommation qui augmente, la difficulté à s’arrêter une fois le premier verre servi. L’hypnose pour l’alcool vient toujours en complément d’un suivi médical, comme je l’explique plus bas.
- Le cannabis : le joint du soir pour s’endormir, celui du matin pour démarrer, l’herbe qui prend de plus en plus de place. L’hypnose pour le cannabis travaille l’envie, les rituels et ce que le produit vient apaiser.
- Le tabac, qui a sa propre page : arrêter de fumer avec l’hypnose.
- D’autres substances, toujours avec un suivi médical en parallèle.
Les dépendances sans produit et les comportements compulsifs
L’hypnose permet aussi de travailler des dépendances qui ne passent par aucun produit, et des compulsions, c’est-à-dire des envies pressantes de faire quelque chose alors qu’on aimerait s’en empêcher :
- le sucre : l’envie de sucré qui revient plusieurs fois par jour, le paquet entamé qu’on finit sans faim ;
- les écrans : le téléphone consulté sans raison, les séries enchaînées, les réseaux sociaux tard le soir ;
- les jeux de hasard et les jeux vidéo : la mise de trop, la partie qui se prolonge jusqu’au milieu de la nuit ;
- les achats compulsifs : le panier rempli pour se consoler, les colis que l’on n’ouvre même pas ;
- les excès de sport ou de travail : quand courir, s’entraîner ou travailler devient une obligation, au prix de blessures ou d’épuisement ;
- la relation amoureuse aliénante, dont on n’arrive pas à se détacher alors qu’elle fait mal ;
- la sexualité compulsive et la pornographie, abordées avec la même discrétion que le reste.
Quand l’envie de sucre s’inscrit dans un rapport plus large à la nourriture, grignotage ou compulsions alimentaires, la page hypnose et comportement alimentaire détaille ce que l’on peut travailler.
Les gestes répétitifs : ongles rongés et TOC
- Se ronger les ongles, ou les peaux autour, souvent depuis l’enfance : devant un écran, en réunion, dans les moments de tension. Ce geste concerne les adultes comme les plus jeunes.
- Les TOC, ces pensées qui reviennent sans cesse et ces rituels (vérifier, laver, compter) qui soulagent un moment puis s’imposent de nouveau. L’hypnose aide à apaiser l’anxiété qui les alimente et à canaliser les compulsions, en complément d’un suivi médical quand ils prennent beaucoup de place.
Comment l’hypnose aide à se libérer d’une dépendance ?
L’hypnose est un état naturel de concentration tournée vers l’intérieur, que l’on appelle aussi transe. C’est l’état que vous connaissez quand vous êtes absorbé par un film ou par vos pensées pendant un trajet : vous restez conscient, vous entendez ma voix, et vous pouvez en sortir quand vous le souhaitez. Dans cet état, on accède plus facilement à l’inconscient, la part de vous qui gère les automatismes sans que vous y pensiez.
Une dépendance s’installe justement dans ces automatismes. En séance, le travail peut porter sur :
- ce que la dépendance vous apporte : du calme, une récompense, un moment à vous, et d’autres façons de vous l’offrir ;
- les déclencheurs : l’heure, le lieu, la personne, l’émotion qui lancent l’envie, pour défaire ces associations ;
- l’envie elle-même : la voir monter, la laisser redescendre sans y céder, avec l’aide d’un ancrage, c’est-à-dire un geste simple associé à un état de calme que vous retrouvez quand vous en avez besoin ;
- la motivation : vos propres raisons de changer, et l’image de vous une fois libéré de cette habitude ;
- les émotions de fond : stress, solitude, colère, tristesse, qui nourrissent souvent la dépendance.
Je vous propose pour cela des suggestions, des phrases ou des images qui vont dans le sens de votre objectif, et vous ne gardez que celles qui vous conviennent. J’utilise aussi des outils de PNL et de thérapies brèves. Quand le stress est au premier plan, la page hypnose pour le stress et l’anxiété peut compléter votre lecture.
Des situations de la vie courante
Une dépendance se vit rarement comme une grande décision. Elle se loge dans des moments ordinaires :
- le verre en rentrant du travail, qui est devenu deux, puis trois ;
- le joint sans lequel vous n’arrivez plus à vous endormir ;
- la tablette de chocolat devant la série du soir, mangée sans faim ;
- le téléphone attrapé dès le réveil, puis toutes les cinq minutes ;
- la partie en ligne « juste une dernière », qui s’arrête à 2 h du matin ;
- le record à battre chaque semaine, la sortie maintenue malgré la douleur ;
- les ongles rongés jusqu’au sang la veille d’un examen ;
- la porte vérifiée trois fois avant de pouvoir partir.
Chacun de ces moments a son heure, son émotion et son geste. En séance, nous partons de vos situations concrètes, parce que c’est là que le changement se joue.
Hypnose et suivi médical : alcool, cannabis et autres substances
L’hypnose vient en complément d’un suivi médical, elle ne le remplace pas. Pour l’alcool, c’est essentiel. Si vous êtes dépendant physiquement, ne décidez pas d’arrêter du jour au lendemain sans en parler à votre médecin : le sevrage d’alcool se fait sous suivi médical. L’Assurance maladie rappelle que le médecin traitant est le premier interlocuteur, et que le sevrage peut s’accompagner de signes pénibles (anxiété, tremblements, sueurs, insomnies) et parfois d’une complication grave, le delirium tremens, qui demande une hospitalisation urgente.
Votre médecin peut aussi vous orienter vers des structures spécialisées en addictologie, comme les CSAPA. L’hypnose trouve sa place à chaque étape : avant le sevrage pour préparer votre motivation, pendant pour traverser l’envie et le stress, après pour tenir dans la durée.
Il en va de même pour le cannabis et les autres substances : le volet médical se prépare avec votre médecin, et l’hypnose accompagne en parallèle. Pour les TOC ou les compulsions qui envahissent vos journées, un avis médical reste la première étape.
Des lignes nationales d’information et d’aide peuvent aussi vous répondre :
- Alcool info service : 0 980 980 930, appel anonyme ;
- Drogues info service : 0 800 23 13 13 ;
- Joueurs info service : 09 74 75 13 13.
Comment se passe l’accompagnement pour une dépendance
Avant la première séance, si vous le souhaitez, nous échangeons quelques minutes par téléphone sur ce qui vous amène. Si un suivi médical est en cours, dites-le-moi dès ce premier contact.
La première séance dure environ 1 h 30. Nous commençons par un temps d’échange : votre histoire avec cette habitude, les moments où elle s’impose, ce qu’elle vous apporte et ce qu’elle vous coûte. Nous définissons ensemble un objectif réaliste, arrêter ou réduire selon le cas, et pour l’alcool en lien avec ce que votre médecin vous conseille. Vient ensuite un temps de pratique en hypnose, ou des exercices sans transe si vous le préférez.
Les séances suivantes sont en général espacées de 2 à 3 semaines, pour vous laisser le temps de vivre les changements entre deux rendez-vous. Un accompagnement compte le plus souvent entre une et dix séances, selon la dépendance et votre histoire, et nous faisons le point à chaque fois.
Tout ce qui se dit en séance reste confidentiel. Je vous reçois à mon cabinet de Villemoisson-sur-Orge, ou à distance si vous préférez. Le déroulé complet est décrit sur la page comment se déroule une séance d’hypnose, et les prix sur la page tarifs des séances.