Un enfant n’a pas toujours les mots pour dire ce qu’il ressent. La peur, l’inquiétude ou la colère s’expriment alors autrement : un mal de ventre le lundi matin, des difficultés à s’endormir, des ongles rongés, des colères qui débordent. À l’adolescence, les mots existent, mais on ne les confie pas forcément à ses parents.
Que votre enfant soit petit ou déjà adolescent, l’hypnose s’adapte à son âge et à ses besoins. Je m’appelle Cécile Vacher, hypnothérapeute à Villemoisson-sur-Orge, en Essonne. J’accompagne les enfants à partir de 6 ans, les adolescents et les adultes. J’ai suivi à l’ARCHE une spécialisation en hypnose et enfants, et je m’appuie avec les plus jeunes sur ce qu’ils savent très bien faire : imaginer.
Comment l’hypnose s’adapte-t-elle à l’âge de votre enfant ?
L’hypnose utilise un état que tout le monde connaît, la transe : une concentration tournée vers l’intérieur, où l’attention se détache de ce qui entoure. L’enfant absorbé par un dessin animé, qui n’entend plus qu’on l’appelle pour passer à table, vit quelque chose de très proche. Les enfants passent facilement de la réalité à l’imaginaire, et c’est sur cette facilité que l’on s’appuie.
Avec un jeune enfant, la séance ressemble souvent à une histoire que l’on construit ensemble. Elle peut faire appel à son héros préféré, à un animal qu’il aime, à un lieu imaginaire où il se sent en sécurité, ou à un « pouvoir » qu’il apprend à utiliser quand la peur arrive. L’enfant reste éveillé, il peut parler, bouger, ouvrir les yeux, et il n’a rien à réussir.
Il n’a pas besoin de « croire » à l’hypnose ni de comprendre comment elle fonctionne. Il lui suffit d’accepter de jouer le jeu de l’imagination, à son rythme. Certains enfants ferment les yeux, d’autres préfèrent les garder ouverts en fixant un point ou en dessinant, et les deux façons de faire conviennent.
Avec un adolescent, l’approche se rapproche de celle des adultes. Le temps d’échange compte davantage, les outils sont plus concrets : une respiration à utiliser en classe, un ancrage, c’est-à-dire un geste discret associé à un état de calme, ou une visualisation avant un contrôle. Le respect de son autonomie est essentiel : c’est son accompagnement, et ses objectifs passent en premier.
Peurs, école, sommeil : les difficultés de l’enfance
Les parents qui envisagent l’hypnose pour leur enfant évoquent souvent l’une de ces situations :
- les peurs : peur du noir, des monstres, des chiens, de l’eau, ou difficulté à se séparer de ses parents, un sujet abordé aussi sur la page des phobies et des peurs ;
- le stress scolaire : boule au ventre avant l’école, peur d’être interrogé, de réciter devant la classe ou de rater un contrôle ;
- le sommeil : difficultés à s’endormir, réveils dans la nuit, cauchemars, peur de dormir seul, des sujets proches de ceux de l’hypnose pour le sommeil ;
- les ongles rongés et les petites habitudes qui reviennent dès que la tension monte ;
- les émotions : colères qui débordent, tristesse après un déménagement, une séparation des parents, l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur, un deuil ;
- la confiance : timidité, peur de lever la main en classe, difficulté à aller vers les autres.
Derrière ces difficultés, on retrouve souvent une inquiétude que l’enfant ne sait pas nommer. L’imaginaire lui offre un autre chemin pour l’exprimer et pour trouver ses propres solutions. Un dessin, une couleur ou un personnage peuvent parfois en dire davantage qu’une longue discussion.
Adolescents : examens, confiance et écrans
L’adolescence apporte son lot de changements : un corps qui se transforme, le regard des autres qui compte de plus en plus, des choix d’orientation, des examens. Le stress s’installe parfois en silence, derrière une chambre fermée ou un téléphone allumé tard le soir.
L’hypnose peut accompagner un adolescent sur plusieurs plans :
- le stress des examens, du brevet au baccalauréat, qui rejoint le travail de préparation mentale aux examens et aux concours ;
- la confiance en soi et la peur du jugement des autres, très présentes à cet âge ;
- le sommeil décalé, les soirées qui s’allongent et les matins difficiles ;
- les écrans : jeux vidéo, réseaux sociaux, vidéos qui s’enchaînent, quand l’adolescent lui-même aimerait reprendre la main.
Sur les écrans, c’est avec lui que l’objectif se fixe. Il peut s’agir de retrouver un sommeil régulier, du temps pour une activité qu’il aimait, ou simplement de ne plus se sentir happé. Le travail avance quand l’adolescent trouve sa propre raison de venir, et le premier échange sert aussi à la chercher avec lui, avec ses mots.
Quelle place pour les parents ?
Vous connaissez votre enfant mieux que personne, et votre regard est précieux. Un parent est présent lors du premier échange : vous racontez ce qui vous inquiète, depuis quand, ce qui a déjà été essayé, et votre enfant entend que l’on en parle simplement, sans dramatiser. Pour un mineur, l’accord des parents est demandé avant de commencer l’accompagnement.
Formée aux thérapies brèves et systémiques, je tiens compte de l’environnement de l’enfant : la famille, l’école, le rythme de la maison, les événements récents. Une difficulté qui apparaît chez un enfant est souvent liée à ce qui se passe autour de lui, sans que personne n’en soit responsable.
Quelques repères pour l’aider avant et entre les séances :
- présentez la séance simplement, comme un moment pour utiliser son imagination et se sentir mieux, sans la décrire comme une punition ni comme une réparation ;
- rassurez-le sur ce qui l’attend : il restera éveillé, il entendra tout et pourra s’arrêter quand il le voudra ;
- encouragez-le à refaire les petits exercices proposés, sans vérifier chaque soir s’il les a faits ;
- remarquez à voix haute ses progrès, même modestes, plutôt que ce qui ne va pas encore.
Comment se passe l’accompagnement pour un enfant ou un adolescent ?
Avant la première séance, vous pouvez m’appeler ou laisser votre numéro pour échanger quelques minutes sur ce qui vous amène et sur votre enfant. La première séance dure environ 1 h 30, au cabinet de Villemoisson-sur-Orge. Elle commence par le temps d’échange, avec un parent, puis se poursuit par un temps de pratique adapté à l’âge et à la capacité de concentration de l’enfant.
Avec les plus jeunes, la pratique prend la forme d’une histoire, d’un jeu d’imagination ou d’un exercice de respiration ludique. Avec les adolescents, elle ressemble davantage à une séance d’adulte. Dans les deux cas, l’enfant peut repartir avec un petit exercice à refaire chez lui, comme un lieu imaginaire où se réfugier quand l’inquiétude monte.
Le nombre de séances dépend de la demande. Le plus souvent, un accompagnement compte entre une et dix séances, espacées de 2 à 3 semaines en moyenne, et nous faisons le point avec vous au fil du travail. Vous trouverez le déroulement d’une séance d’hypnose et les tarifs des séances sur leurs pages.
Hypnose et suivi médical de l’enfant
Certaines difficultés demandent d’abord l’avis du pédiatre ou du médecin traitant, qui vérifie s’il existe une cause médicale : le pipi au lit, des maux de ventre ou des maux de tête qui reviennent, des troubles du sommeil qui durent, une alimentation qui pose problème, une fatigue inhabituelle. Sur ces sujets, l’hypnose ne peut pas tenir lieu de consultation médicale.
Une fois l’avis du médecin obtenu, et en accord avec lui, l’hypnose peut accompagner l’enfant sur ce qu’il vit autour de ces difficultés. Elle vient en complément du suivi médical et ne le remplace pas. Aucun traitement en cours ne doit être modifié ou arrêté sans l’avis du médecin qui l’a prescrit.
Si la détresse de votre enfant vous paraît forte ou durable, avec un repli sur lui-même, un refus d’aller à l’école qui s’installe ou des propos qui vous inquiètent, parlez-en sans attendre à votre médecin. Il saura vous orienter vers les professionnels de santé adaptés.