Une douleur qui s’installe change la vie par petites touches. Vous calculez vos trajets, vous renoncez à porter vos courses, vous évitez certains mouvements par peur de la réveiller. La fatigue s’accumule, les nuits se hachent, la patience s’use, et l’entourage ne mesure pas toujours ce que vous vivez, parce qu’une douleur ne se voit pas.
L’hypnose ne prend pas la place de votre médecin. Elle offre un outil supplémentaire, qui peut s’ajouter aux médicaments contre la douleur et au suivi que vous avez déjà : un travail sur la façon dont vous percevez la douleur et sur la place qu’elle occupe. Je m’appelle Cécile Vacher et je propose cet accompagnement au cabinet de Villemoisson-sur-Orge, en Essonne.
Vivre au quotidien avec une douleur qui dure
Avec une douleur chronique, c’est souvent tout ce qu’elle entraîne qui pèse le plus au quotidien :
- se réveiller déjà fatigué, après une nuit hachée par la douleur ;
- renoncer à une sortie, à une activité, à un voyage, parce qu’on ne sait pas comment on sera ce jour-là ;
- éviter certains gestes par crainte de déclencher une crise, au point de se raidir en permanence ;
- sentir l’irritabilité monter en fin de journée, quand la résistance s’épuise ;
- avoir l’impression de ne pas être cru, ou de devoir se justifier sans cesse ;
- redouter un examen médical, un soin dentaire ou un geste que l’on sait douloureux.
Douleur, fatigue et inquiétude s’entretiennent souvent les unes les autres. On dort mal parce qu’on a mal, et l’on supporte moins bien la douleur quand on est épuisé. C’est souvent dans ce cercle que l’hypnose trouve sa place, en aidant à retrouver du calme et un meilleur rapport au corps. Quand la tension et l’anxiété sont très présentes, l’accompagnement du stress et de l’anxiété peut compléter ce travail.
Comment l’hypnose modifie-t-elle la perception de la douleur ?
L’hypnose antalgique, que l’on appelle aussi hypnoanalgésie, utilise l’état de transe pour agir sur la manière dont la douleur est ressentie. La transe est un état de concentration tournée vers l’intérieur, proche de ces moments où l’on est absorbé par une lecture au point de ne plus voir le temps passer. Dans cet état, l’attention peut se déplacer et l’imaginaire devient un outil pour transformer les sensations.
En séance, j’utilise des suggestions, c’est-à-dire des propositions faites avec des mots ou des images que vous restez libre d’accepter, et des métaphores, de petites histoires qui parlent à l’inconscient. L’inconscient désigne ici la part de vous qui gère les sensations et les réactions du corps sans que vous ayez à y penser. Voici quelques exemples de ce que l’on peut explorer ensemble :
- donner à la douleur une forme, une couleur, une température, puis laisser cette image se transformer peu à peu ;
- déplacer l’attention vers une partie du corps confortable, ou vers le souvenir d’un moment agréable ;
- installer une sensation de fraîcheur, de chaleur ou d’engourdissement sur la zone douloureuse ;
- apprendre à baisser le volume de la douleur, comme on tourne un bouton.
Ces techniques agissent sur la façon dont vous ressentez la douleur et sur la place qu’elle prend dans votre esprit. La recherche de sa cause et sa prise en charge médicale restent l’affaire de votre médecin.
Pendant la séance, vous restez conscient de ce qui se passe et vous pouvez rouvrir les yeux à tout moment. Chacun vit la transe à sa façon : certaines personnes se sentent très détendues, d’autres restent attentives aux bruits alentour, et le travail se fait dans les deux cas. Les changements de perception viennent en général progressivement, au fil des séances et des exercices pratiqués chez vous. Pour mieux comprendre la méthode, vous pouvez lire ce qu’est l’hypnose ericksonienne.
Que dit l’Inserm de l’hypnose contre la douleur ?
L’hypnose est utilisée dans certains services hospitaliers, notamment contre la douleur et en anesthésie. Le rapport « Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose », publié par l’Inserm en juin 2015 à la demande du ministère de la Santé, recensait alors des consultations d’hypnose dans plusieurs centres hospitaliers de la douleur, en région parisienne comme en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il distingue l’hypnosédation, utilisée en anesthésie, de l’hypnoanalgésie, utilisée contre la douleur.
Ce même rapport juge les résultats des études variables selon les indications. Il retient un intérêt potentiel de l’hypnose, en particulier en anesthésie pendant les opérations, et note, en s’appuyant sur des études qualitatives, que l’hypnose réduirait surtout l’impact émotionnel de la douleur, plus que son intensité. C’est un repère utile pour savoir quoi attendre : un travail sur votre rapport à la douleur, sur l’inquiétude et l’épuisement qu’elle provoque, en complément de votre suivi médical.
Mobiliser vos ressources internes face à la douleur
Vivre en hypnose un moment de confort, même bref, est souvent une découverte. Vous constatez que la douleur peut varier et que vous avez une part d’influence sur ce que vous ressentez. Ce constat change le rapport au corps : la douleur reste un message à écouter, mais elle cesse peu à peu d’occuper tout l’espace.
Une douleur est parfois liée à un événement marquant : un accident, une opération, une période de vie difficile. Quand c’est le cas, nous pouvons aussi travailler sur ce souvenir et sur les émotions qui l’accompagnent, la peur, la colère ou le sentiment d’injustice, car ils entretiennent parfois la tension autour de la douleur. Ce travail rejoint celui de la gestion des émotions.
L’autohypnose permet ensuite de prolonger le travail chez vous. Nous construisons ensemble des exercices courts, que vous pouvez refaire seul quand la douleur se fait plus présente, avant un moment redouté ou le soir pour faciliter l’endormissement. Si ce sont surtout vos nuits qui en souffrent, l’hypnose pour le sommeil aborde aussi ce sujet.
Comment se passe l’accompagnement pour les douleurs ?
Avant la première séance, vous pouvez m’appeler pour échanger quelques minutes sur ce qui vous amène. Cette séance dure environ 1 h 30, au cabinet de Villemoisson-sur-Orge.
Le temps d’échange y est important. Nous parlons de l’histoire de votre douleur, de ce qu’en dit votre médecin, de ce qui l’apaise ou la réveille, et de son retentissement sur vos journées et vos nuits. Cela permet de comprendre comment vous vivez la douleur et de clarifier ensemble vos attentes. Vient ensuite un temps de pratique, dans la position la plus confortable pour vous, construit à partir de ce que vous m’avez dit.
Le nombre de séances dépend de votre situation et de vos objectifs. Le plus souvent, un accompagnement compte entre une et dix séances, espacées de 2 à 3 semaines en moyenne pour vous laisser le temps de pratiquer les exercices entre deux rendez-vous, et nous faisons le point à chaque séance. Vous trouverez le déroulement d’une séance d’hypnose et les tarifs des séances sur leurs pages.
Hypnose et suivi médical
Toute douleur doit avoir été évaluée par un médecin avant de commencer un accompagnement en hypnose. Une douleur peut signaler un problème qui demande un examen et une prise en charge médicale, et l’hypnose ne doit jamais retarder cette étape.
Gardez le traitement prescrit par votre médecin et ne modifiez rien sans son avis. Une douleur nouvelle, qui change de nature ou qui s’aggrave, se signale d’abord à votre médecin, même si vous suivez déjà des séances. L’hypnose complète le traitement et le suivi médical, elle ne les remplace pas.
Il est utile de prévenir votre médecin que vous faites de l’hypnose : il pourra en tenir compte dans votre suivi. Et si vous êtes suivi dans une structure spécialisée dans la douleur, l’équipe pourra vous dire si une approche de ce type a sa place dans votre parcours.